PAROLE PRODUCTION - Booking & Management
Simon Legros - +33(0)6.77.48.49.42
superbooker@paroleprod.org - www.paroleprod.org

En accord avec Loïc Y. (G. Prod) >>> Booking : superbooker@paroleprod.org

Ses rappeurs originels,
Wonder Mike et Master Gee,
sont toujours sur la brèche,
Hen Dogg complétant le trio
depuis la mort de Big Bank Hank, en 2014.

Tutoyant désormais les 60 piges,
ils peuvent mesurer le chemin parcouru depuis leur enfance à Englewood,
une petite ville du New Jersey,
séparée de New York
par le fleuve Hudson.

En rembobinant le fil de leurs destinées,
ils voient surtout apparaître
le visage de Sylvia Robinson, en juin 1979.

Cette ancienne chanteuse
de rhythm'n'blues vient alors de fonder son propre label, Sugar Hill Records,
du nom du quartier de Harlem
où Cab Calloway et Duke Ellington
habitaient dans l'entre-deux-guerres.

​Guidée par la faim ou son instinct,
elle trouve le filon dans une pizzeria d'Englewood, où Big Bank Hank
rappe sur une cassette des
​Cold Crush Brothers,
authentiques pionniers du hip-hop
dont la renommée ne dépasse guère
​le Bronx voisin.

Elle racontera :

« Soudain, quelque chose
en moi a dit : “ Met un truc comme ça sur
disque et ce sera le plus gros coup
que tu auras jamais fait.”

Je ne savais même pas que
l'on appelait ça du rap. »

​Sylvia Robinson réunit Big Bank Hank
et deux jeunes rappeurs locaux,
Wonder Mike et Master Gee,
pour former The Sugar Hill Gang.

Sugar Hill Gang a-t-il vraiment inventé
le rap avec son tube “Rapper's Delight” ?

40 ans après la sortie de
leur hit planétaire,
les pionniers du hip-hop
sont de retour sur scène.

Alors coup de génie ou imposture ?

Les deux mon capitaine.

« I said a hip hop, the hippie, the hippie,
to the hip, hip hop, and you don't stop !... »

Nous sommes en 1979 et ce rap élastique, rebondissant sur un rythme disco,
initie la planète à un nouveau
genre musical :

le hip-hop.

L'histoire de Rapper's Delight,
un single de quinze minutes vendu
à plus de dix millions d'exemplaires,
tient à la fois du coup de génie
​et de l'imposture.

Une influence considérable.


Rapper's Delight est l'oeuvre
de The Sugarhill Gang.

Reste à poser leurs voix sur une musique
qui accroche l'auditeur.

Va pour l'instrumental de Good Times,
de Chic, alors en haute rotation
sur les radios disco.

« Quand on pense à l'influence
​que cette chanson a eu historiquement sur la musique, Chic n'a jamais été reconnu à la hauteur
de son mérite », écrira Nile Rodgers
dans son autobiographie ( C'est Chic ).

Tube immédiat, Rapper's Delight
pointe au milieu du classement
des cinq cents plus grandes chansons
de tous les temps,
établi par le magazine Rolling Stone.

Son influence fut considérable
sur le succès commercial du hip-hop
et sa diffusion
parmi le public mainstream.

Alors que le rap est né dans le Bronx
en proie au chaos,
le jackpot a donc été décroché
par trois gamins du New Jersey
sur une scie disco.

« Nous n'avons pas inventé le rap,
mais nous avons eu le premier hit »,
reconnaîtra Wonder Mike
des années plus tard.

Dans la foulée, The Sugarhill Gang
a signé quelques tubes en Europe
( Apache, 8th Wonder )
et donné des concerts avec un groupe ( Doug Wimbish, Keith LeBlanc,
Skip McDonald )
formé des futurs membres de Tackhead.

Paradoxalement,
l'actuelle tournée mondiale
du trio est sans doute la plus importante
de sa carrière, alors qu'il n'a rien sorti
depuis une éternité.

En sachant bien que tout le monde viendra surtout pour entendre
​Rapper's Delight.